[Ciné] Lake Placid
-
Invité
[Ciné] Lake Placid
Diffusé en ce moment sur TF1, et à oublier, comme Anaconda et consorts.
Enième variation sur "l'animal étrange qui tue des gens" et qui bien sûre n'égale pas Les Dents de la Mer" (premier du nom), Lake Placid nous compte l'histoire d'un immense crocodile qui terrorise les habitants alentours d'un lac nord-américain. Passons sur la profondeur du scénario pour découvrir les personnages qui non contents d'être sculptés comme des parpaings, sont aussi neuneus que d'habitude dans ce genre de film d'épouvante. On retrouve une galerie de clichés gratinée et bien peu subtiles: la nunuche New-Yorkaise, paléontologue matérialiste et propre sur elle, le gentil bouseux des eaux et forets, le bouseux primaire, shérif, bon bougre mais ignare, et le riche excentrique à qui on rêve de mettre des baffes parce qu'il en sait trop. On se demande comment Bill Pullman (Lost Highway) et Brendan Gleeson (Gangs of New York) sont allés se noyer là-dedans.
Niveau frayeur c'est le minimum syndical: la musique qui va crescendo, les vues sous-marine troublées, les instruments à cordes qui hurlent à la vision inopinée d'un castor ou d'une tortue... Le tout mâtiné de quelques effets gores et d'effets spéciaux qui vont du "pas mal fait" (le croco qui chope un ours) au franchement "cheap" avec des mâchoires qui s'agitent sous l'eau tels les ridicules piranhas en plastique du film du même nom.
Car bien sûre, le film joue aussi dans la catégorie comédie. Malheureusement, la plupart des blagues tombent à plat. On a droit au classique: le bouseux primaire qui se fritte avec le riche, le gentil bouseux qui se fritte avec la nunuche. Concernant ce dernier couple, il est évident que l'un et l'autre vont tomber amoureux (comment est-ce possible dans ces circonstances?) grâce aux pires mièvreries: elle lui soigne ses blessures, il la réconforte... Quand au riche et au primaire, ils finissent bien sure par devenir potes.
On trouve aussi le classique débat( (mais peu fouillé) entre les scientifiques qui veulent préserver l'abérration et les autres qui veulent fumer le bestiau, le tout matiné d'un psychodrame improbale sur la fascination maladive du riche pour les crocos.
La fin est à se jeter par la fenêtre. Auparavant surpuissant, le crocodile devient timoré et empoté (incapable de couper un pauvre tronc d'arbre alors qu'il explose un flotteur d'hélicoptère, clin d'oeil au Dents de la Mer) et se coince delui même dans une carcasse d'hélico avant d'être epargné par le gentil shérif et le gentil garde forestier. Un ridicule twist vient parachever le four: un crocodile de rien du tout attrape le riche qui se libère sans problème, et le pauvre petit croco finit explosé par une grenade.
Le film se révèle comme un film pop-corn à regarder d'un oeil distrait, si possible à plusieurs.
Sinon c'est, comme moi, une grosse heure et demie de perdue.
Cherry on the cake: Is this love de Bob Marley en générique. Totalement hors de propos (ou trop à propos, au choix)
Enième variation sur "l'animal étrange qui tue des gens" et qui bien sûre n'égale pas Les Dents de la Mer" (premier du nom), Lake Placid nous compte l'histoire d'un immense crocodile qui terrorise les habitants alentours d'un lac nord-américain. Passons sur la profondeur du scénario pour découvrir les personnages qui non contents d'être sculptés comme des parpaings, sont aussi neuneus que d'habitude dans ce genre de film d'épouvante. On retrouve une galerie de clichés gratinée et bien peu subtiles: la nunuche New-Yorkaise, paléontologue matérialiste et propre sur elle, le gentil bouseux des eaux et forets, le bouseux primaire, shérif, bon bougre mais ignare, et le riche excentrique à qui on rêve de mettre des baffes parce qu'il en sait trop. On se demande comment Bill Pullman (Lost Highway) et Brendan Gleeson (Gangs of New York) sont allés se noyer là-dedans.
Niveau frayeur c'est le minimum syndical: la musique qui va crescendo, les vues sous-marine troublées, les instruments à cordes qui hurlent à la vision inopinée d'un castor ou d'une tortue... Le tout mâtiné de quelques effets gores et d'effets spéciaux qui vont du "pas mal fait" (le croco qui chope un ours) au franchement "cheap" avec des mâchoires qui s'agitent sous l'eau tels les ridicules piranhas en plastique du film du même nom.
Car bien sûre, le film joue aussi dans la catégorie comédie. Malheureusement, la plupart des blagues tombent à plat. On a droit au classique: le bouseux primaire qui se fritte avec le riche, le gentil bouseux qui se fritte avec la nunuche. Concernant ce dernier couple, il est évident que l'un et l'autre vont tomber amoureux (comment est-ce possible dans ces circonstances?) grâce aux pires mièvreries: elle lui soigne ses blessures, il la réconforte... Quand au riche et au primaire, ils finissent bien sure par devenir potes.
On trouve aussi le classique débat( (mais peu fouillé) entre les scientifiques qui veulent préserver l'abérration et les autres qui veulent fumer le bestiau, le tout matiné d'un psychodrame improbale sur la fascination maladive du riche pour les crocos.
La fin est à se jeter par la fenêtre. Auparavant surpuissant, le crocodile devient timoré et empoté (incapable de couper un pauvre tronc d'arbre alors qu'il explose un flotteur d'hélicoptère, clin d'oeil au Dents de la Mer) et se coince delui même dans une carcasse d'hélico avant d'être epargné par le gentil shérif et le gentil garde forestier. Un ridicule twist vient parachever le four: un crocodile de rien du tout attrape le riche qui se libère sans problème, et le pauvre petit croco finit explosé par une grenade.
Le film se révèle comme un film pop-corn à regarder d'un oeil distrait, si possible à plusieurs.
Sinon c'est, comme moi, une grosse heure et demie de perdue.
Cherry on the cake: Is this love de Bob Marley en générique. Totalement hors de propos (ou trop à propos, au choix)
[Ciné] Lake Placid
Un film assez con mais distrayant et enjoué. Parfait pour les fins de soirées. 
Pour ma part je n'en attendait rien et j'ai été agréablement surpris.
Pour ma part je n'en attendait rien et j'ai été agréablement surpris.
"Michael Bay a une grosse queue, Mais j'aime à penser que la mienne est encore plus grosse." - McG
[Ciné] Lake Placid
J'ai chopé le film en plein vol hier soir.
C'est sûr qu'il n'y a pas de quoi avoir des cauchemars derrière.
Mais il est très bien pour qui cherche à trouver rapidement le sommeil
En même temps, avec un scénario conventionnel pareil, faut pas s'attendre à du cinéma époustouflant. En plus, le cadre décoratif du film n'est même pas intéressant : un lac en pleine montagne ! Y'a rien de plus banal. C'est donc aux amateurs du genre que ce film s'adresse. Et les amateurs, ma foi, ont quand même de quoi se mettre des miettes sous la dent (tel que les bons petits clichés dont tu parlais dans ta critique...).
Un mot sur la terrible bête de ce Lake Placid et qui est, bien évidemment, l'intérêt premier du film. J'ai trouvé le gros crocodile 3D assez bien foutu (modélisation, texture et animation). Personnellement, j'aurai bien aimé que son réalisateur n'utilise pas l'image de synthèse pour son film et se contente des procédés plus anciens pour son monstre tels que l'animatronique, le latex ou la pâte à modeler (hihi). Ca aurait été encore plus minable et tellement plus poilant ! Et je trouve que de plus en plus, l'utilisation à outrance des images virtuelles faciles d'emploi nous privent un peu d'une mise en scène originale et mystérieuse jouant à fond la carte de la suggestion pour combler le manque de moyens. Dommage.
A noter quand même que Steve Miner, son réalisateur, est un spécialiste du genre "épouvante teinté d'humour" (cf. le tordant House ou le très sympa Warlock).
Concernant ta critique, Zdenek, j'aurai une petite remarque : quand tu rédiges une critique, il faut que tu penses aux personnes qui n'ont pas vu le film et qui, s'accrochant à ton avis pour savoir si oui ou non le film vaut le coup d'être loué, seront automatiquement découragés et privés des "surprises" de ce chef d'uvre. Autrement dit, si tu racontes TOUT le film (du début jusqu'à la fin), c'est quand même un peu embêtant pour celui qui tombe sur tes paraphrases et qui ne s'attend pas à ce que tu en dises autant. Au mieux, tu mets ce genre d'informations en SPOILER.
:)
C'est sûr qu'il n'y a pas de quoi avoir des cauchemars derrière.
Mais il est très bien pour qui cherche à trouver rapidement le sommeil
En même temps, avec un scénario conventionnel pareil, faut pas s'attendre à du cinéma époustouflant. En plus, le cadre décoratif du film n'est même pas intéressant : un lac en pleine montagne ! Y'a rien de plus banal. C'est donc aux amateurs du genre que ce film s'adresse. Et les amateurs, ma foi, ont quand même de quoi se mettre des miettes sous la dent (tel que les bons petits clichés dont tu parlais dans ta critique...).
Un mot sur la terrible bête de ce Lake Placid et qui est, bien évidemment, l'intérêt premier du film. J'ai trouvé le gros crocodile 3D assez bien foutu (modélisation, texture et animation). Personnellement, j'aurai bien aimé que son réalisateur n'utilise pas l'image de synthèse pour son film et se contente des procédés plus anciens pour son monstre tels que l'animatronique, le latex ou la pâte à modeler (hihi). Ca aurait été encore plus minable et tellement plus poilant ! Et je trouve que de plus en plus, l'utilisation à outrance des images virtuelles faciles d'emploi nous privent un peu d'une mise en scène originale et mystérieuse jouant à fond la carte de la suggestion pour combler le manque de moyens. Dommage.
A noter quand même que Steve Miner, son réalisateur, est un spécialiste du genre "épouvante teinté d'humour" (cf. le tordant House ou le très sympa Warlock).
Concernant ta critique, Zdenek, j'aurai une petite remarque : quand tu rédiges une critique, il faut que tu penses aux personnes qui n'ont pas vu le film et qui, s'accrochant à ton avis pour savoir si oui ou non le film vaut le coup d'être loué, seront automatiquement découragés et privés des "surprises" de ce chef d'uvre. Autrement dit, si tu racontes TOUT le film (du début jusqu'à la fin), c'est quand même un peu embêtant pour celui qui tombe sur tes paraphrases et qui ne s'attend pas à ce que tu en dises autant. Au mieux, tu mets ce genre d'informations en SPOILER.
:)
[Ciné] Lake Placid
En même temps niveau Spoiler, Lake Placid c'est pas Fight Club 
"Michael Bay a une grosse queue, Mais j'aime à penser que la mienne est encore plus grosse." - McG
-
Invité
[Ciné] Lake Placid
Navré pour le spoiler, je ferai attention la prochaine fois.
Et je suis d'accord pour la disparition de la mise en scène au profit des effets spéciaux. Rien de tel que la suggestion pour donner une dimension plus intéressante (et effrayante dans le cas de l'épouvante, tel Ring).
Et je suis d'accord pour la disparition de la mise en scène au profit des effets spéciaux. Rien de tel que la suggestion pour donner une dimension plus intéressante (et effrayante dans le cas de l'épouvante, tel Ring).
[Ciné] Lake Placid
Hum... Je suis sûr qu'on peut faire un comparatif percutant... en cherchant bien la petite bêteLestat a écrit :En même temps niveau Spoiler, Lake Placid c'est pas Fight Club
Spoiler
Je trouve dérangeant de raconter la fin d'un film, aussi nul soit-il. L'entré en scène du second crocodile à la fin du film, par exemple, fait parti d'un effet de surprise inattendu - et totalement improbable^^ - qui peut faire son petit effet à qui ne s'y attend pas. Le raconter ouvertement, sans prévenir le lecteur, est pour moi une petite maladresse. Mais bon... C'est pas non plus la fin du monde, hein. Juste la fin des haricots pour le pauvre Lake Placid qui repose déjà sur très peu d'effets de surprises. Alors autant les laisser dans l'ombre pour les quelques cardiaques friands de ce genre de film.
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Ahrefs [Bot]