Nihil - Invisible & Pandora's Box
Publié : 07 janvier 2005, 11:49
Second album du groupe, paru en 2002 (et réécouté hier soir), il a révélé les bordelais comme l'un des groupes les plus intéressants de la scène rock française.
Les amateurs de rock progressif, particulièrement des groupes de l'ami Maynard (Tool et A Perfect Circle) risquent fort d'y trouver leur compte. Cependant, là où leurs confrères américains tissent des atmosphères sombres, mystiques, parfois enragées, les petits gars de Nihil jouent la carte du mélancolique, de l'onirique malmené.. Ici chaque chanson transpire la douce souffrance. Point de réflexions métaphysiques et désespérées sur la condition humaine, juste des tableaux tourmentés, graciles, envolés. Le rythme est bien souvent lent, parfois mid-tempo, et la colère n'est jamais apparente. Elle reste rentrée, tapie dans les recoins des coeurs qui saignent.
Les guitares cristallines et liquides semblent ralentir le temps et on se surprend à se retrouver bien vite emporté loin du sol, apaisé et songeur. Et si les anges (existent et) chantent, ils doivent avoir la même voix que le chanteur: aérienne, pure et frissonnante. Parsemé de moments de grâce (Lies Within, S.O.S), l'album est un condensé d'humanité.
La musique du groupe est de celles qui font réfléchir, qui éveillent les sens, de celles qui nous font sentir vivants et irrémédiablement mortels. Plus q'une découverte, une révélation.
Pandora's Box continue de tracer cette ligne, dans une veine encore plus lancinante et complexe: chant à trois voix entremêlées, dissonances mystérieusesau piano...
Loin des tempêtes et des incendies sonores, Nihil interpelle les cordes sensibles, les petites meurtrissures qui sommeillent, et efface tout d'un filet de voix, d'un accord distillé en écho.
Vivement la suite, en avril 2005.
Les amateurs de rock progressif, particulièrement des groupes de l'ami Maynard (Tool et A Perfect Circle) risquent fort d'y trouver leur compte. Cependant, là où leurs confrères américains tissent des atmosphères sombres, mystiques, parfois enragées, les petits gars de Nihil jouent la carte du mélancolique, de l'onirique malmené.. Ici chaque chanson transpire la douce souffrance. Point de réflexions métaphysiques et désespérées sur la condition humaine, juste des tableaux tourmentés, graciles, envolés. Le rythme est bien souvent lent, parfois mid-tempo, et la colère n'est jamais apparente. Elle reste rentrée, tapie dans les recoins des coeurs qui saignent.
Les guitares cristallines et liquides semblent ralentir le temps et on se surprend à se retrouver bien vite emporté loin du sol, apaisé et songeur. Et si les anges (existent et) chantent, ils doivent avoir la même voix que le chanteur: aérienne, pure et frissonnante. Parsemé de moments de grâce (Lies Within, S.O.S), l'album est un condensé d'humanité.
La musique du groupe est de celles qui font réfléchir, qui éveillent les sens, de celles qui nous font sentir vivants et irrémédiablement mortels. Plus q'une découverte, une révélation.
Pandora's Box continue de tracer cette ligne, dans une veine encore plus lancinante et complexe: chant à trois voix entremêlées, dissonances mystérieusesau piano...
Loin des tempêtes et des incendies sonores, Nihil interpelle les cordes sensibles, les petites meurtrissures qui sommeillent, et efface tout d'un filet de voix, d'un accord distillé en écho.
Vivement la suite, en avril 2005.