[Ciné] Lake Placid
Publié : 09 janvier 2005, 23:16
Diffusé en ce moment sur TF1, et à oublier, comme Anaconda et consorts.
Enième variation sur "l'animal étrange qui tue des gens" et qui bien sûre n'égale pas Les Dents de la Mer" (premier du nom), Lake Placid nous compte l'histoire d'un immense crocodile qui terrorise les habitants alentours d'un lac nord-américain. Passons sur la profondeur du scénario pour découvrir les personnages qui non contents d'être sculptés comme des parpaings, sont aussi neuneus que d'habitude dans ce genre de film d'épouvante. On retrouve une galerie de clichés gratinée et bien peu subtiles: la nunuche New-Yorkaise, paléontologue matérialiste et propre sur elle, le gentil bouseux des eaux et forets, le bouseux primaire, shérif, bon bougre mais ignare, et le riche excentrique à qui on rêve de mettre des baffes parce qu'il en sait trop. On se demande comment Bill Pullman (Lost Highway) et Brendan Gleeson (Gangs of New York) sont allés se noyer là-dedans.
Niveau frayeur c'est le minimum syndical: la musique qui va crescendo, les vues sous-marine troublées, les instruments à cordes qui hurlent à la vision inopinée d'un castor ou d'une tortue... Le tout mâtiné de quelques effets gores et d'effets spéciaux qui vont du "pas mal fait" (le croco qui chope un ours) au franchement "cheap" avec des mâchoires qui s'agitent sous l'eau tels les ridicules piranhas en plastique du film du même nom.
Car bien sûre, le film joue aussi dans la catégorie comédie. Malheureusement, la plupart des blagues tombent à plat. On a droit au classique: le bouseux primaire qui se fritte avec le riche, le gentil bouseux qui se fritte avec la nunuche. Concernant ce dernier couple, il est évident que l'un et l'autre vont tomber amoureux (comment est-ce possible dans ces circonstances?) grâce aux pires mièvreries: elle lui soigne ses blessures, il la réconforte... Quand au riche et au primaire, ils finissent bien sure par devenir potes.
On trouve aussi le classique débat( (mais peu fouillé) entre les scientifiques qui veulent préserver l'abérration et les autres qui veulent fumer le bestiau, le tout matiné d'un psychodrame improbale sur la fascination maladive du riche pour les crocos.
La fin est à se jeter par la fenêtre. Auparavant surpuissant, le crocodile devient timoré et empoté (incapable de couper un pauvre tronc d'arbre alors qu'il explose un flotteur d'hélicoptère, clin d'oeil au Dents de la Mer) et se coince delui même dans une carcasse d'hélico avant d'être epargné par le gentil shérif et le gentil garde forestier. Un ridicule twist vient parachever le four: un crocodile de rien du tout attrape le riche qui se libère sans problème, et le pauvre petit croco finit explosé par une grenade.
Le film se révèle comme un film pop-corn à regarder d'un oeil distrait, si possible à plusieurs.
Sinon c'est, comme moi, une grosse heure et demie de perdue.
Cherry on the cake: Is this love de Bob Marley en générique. Totalement hors de propos (ou trop à propos, au choix)
Enième variation sur "l'animal étrange qui tue des gens" et qui bien sûre n'égale pas Les Dents de la Mer" (premier du nom), Lake Placid nous compte l'histoire d'un immense crocodile qui terrorise les habitants alentours d'un lac nord-américain. Passons sur la profondeur du scénario pour découvrir les personnages qui non contents d'être sculptés comme des parpaings, sont aussi neuneus que d'habitude dans ce genre de film d'épouvante. On retrouve une galerie de clichés gratinée et bien peu subtiles: la nunuche New-Yorkaise, paléontologue matérialiste et propre sur elle, le gentil bouseux des eaux et forets, le bouseux primaire, shérif, bon bougre mais ignare, et le riche excentrique à qui on rêve de mettre des baffes parce qu'il en sait trop. On se demande comment Bill Pullman (Lost Highway) et Brendan Gleeson (Gangs of New York) sont allés se noyer là-dedans.
Niveau frayeur c'est le minimum syndical: la musique qui va crescendo, les vues sous-marine troublées, les instruments à cordes qui hurlent à la vision inopinée d'un castor ou d'une tortue... Le tout mâtiné de quelques effets gores et d'effets spéciaux qui vont du "pas mal fait" (le croco qui chope un ours) au franchement "cheap" avec des mâchoires qui s'agitent sous l'eau tels les ridicules piranhas en plastique du film du même nom.
Car bien sûre, le film joue aussi dans la catégorie comédie. Malheureusement, la plupart des blagues tombent à plat. On a droit au classique: le bouseux primaire qui se fritte avec le riche, le gentil bouseux qui se fritte avec la nunuche. Concernant ce dernier couple, il est évident que l'un et l'autre vont tomber amoureux (comment est-ce possible dans ces circonstances?) grâce aux pires mièvreries: elle lui soigne ses blessures, il la réconforte... Quand au riche et au primaire, ils finissent bien sure par devenir potes.
On trouve aussi le classique débat( (mais peu fouillé) entre les scientifiques qui veulent préserver l'abérration et les autres qui veulent fumer le bestiau, le tout matiné d'un psychodrame improbale sur la fascination maladive du riche pour les crocos.
La fin est à se jeter par la fenêtre. Auparavant surpuissant, le crocodile devient timoré et empoté (incapable de couper un pauvre tronc d'arbre alors qu'il explose un flotteur d'hélicoptère, clin d'oeil au Dents de la Mer) et se coince delui même dans une carcasse d'hélico avant d'être epargné par le gentil shérif et le gentil garde forestier. Un ridicule twist vient parachever le four: un crocodile de rien du tout attrape le riche qui se libère sans problème, et le pauvre petit croco finit explosé par une grenade.
Le film se révèle comme un film pop-corn à regarder d'un oeil distrait, si possible à plusieurs.
Sinon c'est, comme moi, une grosse heure et demie de perdue.
Cherry on the cake: Is this love de Bob Marley en générique. Totalement hors de propos (ou trop à propos, au choix)