Je ne me rappelle plus avec exactitude de la scène, mais c'etait tout de même un dénouement assez soulagé, optimiste
tu as raison sur laspect optimiste de cette scène finale que jévoque dans ma critique sans trop dévoilée sa constitution ("beauté rare dune fraternité universelle").
de mon point de vue, ce passage nest quun instant de répit, ce qui ne veut pas dire que lun de nous est dans le faux. cest un peu le problème du verre à moitié plein ou à moitié vide?
voilà pourquoi je trouve que Kubrick est pessimiste jusquau bout :
Spoiler
ce moment du film est incroyable.
en plus, la jeune femme (Susanne Kubrick Christian) chante en allemand "The Faithful Soldier". et les soldats, émus par cette interprétation, reprennent en chur la chanson en murmurant la mélodie. la communion est superbe.
cependant, le film nen reste pas là.
il se termine sur le sergent venant annoncer à Dax que les hommes sont à nouveau attendus sur le front pour une nouvelle attaque (le film se déroule en 1916, la guerre est loin dêtre terminée, les massacres également). même si Dax leur accorde 5 petites minutes, on retombe implicitement dans le pessimisme.
Les historiens ont depuis démontré que rien de ce qui est raconté dans ce film n'a été exagéré ou inventé
c'est vrai.
je ne voulais pas que ma critique soit trop chargée en information. mais puisquon en parle, voici le livre qui décrit le passage historique à lorigine du roman de Cobb et du scénario de Kubrick :
Les Damnés de la guerre : les crimes de la justice militaire (1914-1918)
de Roger Monclin (1934)
On fait connaissance dans ce livre avec le célèbre général Reveilhac qui commandait la 60ème division et donna l'ordre à l'artillerie de tirer sur la tranchée française... Ce fameux Reveilhac qui exigea un jour la reprise d'une attaque, le pourcentage de pertes admissible n'ayant pas été atteint... Ce même Reveilhac enfin qui ordonna à 4 caporaux et 18 hommes d'aller couper en plein jour les barbelés d'une tranchée allemande, lesquels obéirent à cet ordre qui les envoyait à une mort certaine. Pris sous un feu d'enfer, les survivants, dont les 4 caporaux, se terrent jusqu'à la nuit dans des trous d'obus. Le 9 Mars 1915, à l'aube, la 21ème compagnie attaque. Les hommes ont sous leurs yeux les cadavres de leurs camarades, accrochés aux barbelés allemands... L'attaque échoue. Les 4 caporaux : Maupas, Girard, Lefoulon et Lechat furent condamnés à mort pour désobéissance devant l'ennemi et fusillés à la hâte sur ordre de Reveilhac
:gasp:
Source :
http://rleb07.free.fr/opinions/giono.html