Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

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Protos
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Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

Message par Protos »

C'est certainement l'un des plus célèbres roman de Kundera. Professeur à lEcole des Hautes Etudes de Paris, Milan Kundera est un auteur contemporain de nationalité française, originaire de Tchécoslovaquie, engagé contre les systèmes politiques totalitaires, tel que le communisme autoritaire dont il a personnellement vécu la cruauté, notemment lors du "printemps de Prague" (le 21 août 1968, l'URSS et 4 autres pays membres du pacte de Varsovie envahissent la Tchécoslovaquie pour mettre fin au mouvement libérale mené par Alexandre Dubçek) .

C'est l'histoire de Thomas, jeune chirugien éperdu de conquètes féminines, de Tereza, qui ne supporte pas ses infidélités et les interiorise jusqu'à en faire des cauchemards récurrents. C'est aussi celle de Sabina, maîtresse de Thomas, artiste peintre, qui quitte ses partenairs par principe, et celle de Franz, une victime de Sabina qui ne cessera de l'idéaliser et d'en faire la maîtresse imaginaire de ses décisions.
Mais ce qui frappe le plus dans ce roman, c'est l'aspect philosophique de l'ensemble, basé sur l'absurde, la futilité, le non-sens de la vie des protagonistes en période de troubles politiques. C'est un roman aux couleurs de la désillusion, dans lequel la vie perd de sa valeur, de son poid, pour être en fin de compte d'une insoutenable légèreté.

Pour ma part, je ne trouve pas celà trés flatteur pour la condition humaine ; ça manque de piments, de joies intenses, et de chaleur. Mais il est bien écrit, intérressant et mérite d'être lu.
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Attila
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Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être

Message par Attila »

Pour ma part, je ne trouve pas celà trés flatteur pour la condition humaine ; ça manque de piments, de joies intenses, et de chaleur.

Je pense que quand on a vécu le communisme comme Kundera l'a vécu, il ne reste plus beaucoup d'illusions pour la vie.
L'intellectuel aussi bien que le prolétaire est bafoué, les peuples meurtris dans leurs idéaux, les gens se déracinent juste pour pouvoir dire : "je pense".

Dans ces sirconstances, je trouve plutot louable de montrer les protagonistes continuer à mener leurs petites vies avec amants et maitresses, névroses... Meme si, c'est vrai, la joie de vivre ne transpire pas au sens stricte du terme.

LE ton est peut-etre aussi un peu dans la veine des Dostoievsky, Gogol et autres auteurs Russes, ou la joie intense ne transparait pas vraiment.
:cry:
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Protos
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Message par Protos »

Louable, c'est certain. D'ailleur c'est l'un des interets majeurs du roman : il nous donne une réelle impression de ce que fut la vie quotidienne à Prague sous le joug de l'occupation communiste.
Pour le style, je n'irai pas à faire la comparaison avec Fedor Dostoievsky ou d'autres auteurs russes. Ce livre n'a pas la force, la démesure, l'intensité d'un Crime et châtiment ou d'un Guerre et paix. Il a plus une saveur bulgare que russe, je trouve. Un exemple, là où Tolstoï aurait décrit la scène d'invasion dans le feu de l'action, avec héroïsme, passion et déflagrations, Kundera n'en fait qu'une brêve remémoration à base de clichés de photographes. Il en va comme ça tout au long du roman ; l'ïnouï, le grandiose, la furie passe à la trappe : trop "kitsch".
Un peu comme... en fait, je pensais à un sketsch des inconnus avec un boucher qui se coupe la main, mais ça fait un peu trop déplacé, donc je l'ai retiré... :ooops:
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Attila
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Message par Attila »

C'est bien vrai! :)

Mais tout cela est encore plus palpable dans Le livre du rire et de l'oubli. Puisque un peu plus biographique.
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