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Nouvelles nouvelles - Page 2
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Vos nouvelles sont des introductions.
Et pourquoi ne pas ajouter une signature ?
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Ce sont des mini-nouvelles. C'est un bon exercice d'écriture, c'est trés stimulant. Tu voudrais une suite ? 
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Bon, ben... j'ai vachement la cote on dirait
... hem... bon, alors le prochain thème c'est... juke-box
Voilà... à vos claviers. L'auteur de la meilleur nouvelle remportera... un cadeau.
Un cadeau vachement utile, et qui coûte trés trés cher.
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Allez je me lance, je suis pas trop content du résultat, mais jugez-en par vous même...
Mona
La chaleur était tombée sur le pays et rendait chaque jour un peu plus pénible que le précédent. Philéas n'était pas une de ces personnes à se plaindre, bien au contraire, il prenait un malin plaisir à s'agiter devant ses clients, avec un entrain assez débordant pour leur donner encore plus chaud rien qu'à le regarder. Malgré son âge très avancé, il était aussi alerte qu'un jeune homme et seul les rides de vieillesse donnaient un aperçu du nombre d'années qu'il a vu passer.
Le bar qu'il tenait avait survécu à toutes les intempéries et toutes les catastrophes qu'il a pu y avoir en Floride. Ce bar, il l'a ouvert peu après son mariage avec Mona, en 1965. Ils voulaient de l'aventure, se lancer là où ils n'étaient pas sûrs de réussir. L'époque était à l'allégresse, on sentait dans l'air l'entousiasme du peuple et chacun avait l'esprit d'entreprise. Ce bar, c'était leur propre cadeau, c'était leur enfant. Peu après l'ouverture, beaucoup de monde s'est intéressé à ce petit coin tranquille, où les gens sourient, où l'on peut discuter avec son voisin sans risquer de se faire rembarrer. Ce bar, il respirait le bien-être, le juke-box chantait le blues et le rock'n'roll, chacun y venait comme on revient à la maison, on se fait la bise et on parle de sa journée aux autres. Et le café était excellent.
Mais il y a quinze ans - oh, dieu, déjà quinze ans ! - Mona est partie. La maladie. Elle est partie trop tôt. C'est toujours trop tôt. Pourquoi elle ? C'était sa vie, sa raison d'être. Mais il a promis. De continuer. Sans elle. Malgré tout.
Depuis, le café n'est plus si bon et les clients ont déserté. C'est comme un lien qui unit les gens : dès qu'il disparaît, on vient quelques temps par politesse, puis on passe à autre chose. Le bar n'a subsisté que grâce aux irréductibles qui viennent encore discuter de courses hippiques. Mais depuis peu, le lieu a retrouvé une jeunesse grâce aux étudiants de l'université voisine, qui apprécient le style 60's/70's.
Ce jour-là, le bar était fermé. Philéas s'était décidé à faire le ménage de fond en comble. Tandis qu'il passait le balai sous le comptoir en sifflotant, le juke-box passait inlassablement les titres des années 60. Il regardait la machine en se reposant sur le manche et il repensait aux temps anciens, où les gens dansaient au milieu de la pièce, dans l'atmosphère enfumée des cigares et l'effluve du café chaud. « La nuit ne va pas tarder à tomber » se dit-il, en regardant par la fenêtre la rue déserte, telle qu'elle l'a toujours été le dimanche après-midi. Après un long soupir, il se décide : « Je balaye sous le juke-box et c'est fini ». Il sentait la fatigue arriver, ce qui était assez inhabituel en fait, mais en même temps, il a nettoyé le bar depuis le petit matin. Il s'assit d'abord pour reprendre des forces, ce qui lui permit de s'assoupir lentement.
Il se réveilla aussi lentement et se remit à l'ouvrage. Cela fait un sacré moment que la machine n'a pas bougé, et d'ailleurs cela fait autant de temps que la poussière avait installé son royaume en dessous. Ce vestige n'était pas des plus frais, et nombre de disques n'étaient plus sélectionnables. Mais ça n'était pas grave, il s'en accomodait, de plus, peu de monde venait choisir une chanson, il était là, et passait une retraite plutôt paisible.
La balai luttait de toutes ses forces contre l'amas récalcitrant de poussières, et Philéas aussi. Il fallut du temps pour sortir toute la saleté. Parmi, les papiers de sucre et les vieilles cuillères perdues, un objet attirait l'attention du vieil homme. Une bague, qui au départ ne lui inspirait rien, lui fit un choc énorme. Mona... enfin sa bague ! Elle était là depuis qu'elle l'avait perdu un soir, pendant qu'elle balayait sous...sous...sous le juke-box. « Le destin est parfois taquin » se fit remarquer Philéas. En regardant la bague, il retombait encore une fois dans ses pensées.
« Philéas... » D'abord sans réaction, une deuxième chose l'a fait bondir plus encore que la découverte de la bague. Mona...enfin...Mona !!! Il sentait le sang quitter ses joues, ses jambes, en fait, il lui semblait que les globules de son sang étaient aussi stupéfaits que lui et s'étaient arrêtés pour voir la scène. Sa réaction de recul en rajouta encore au surréalisme de la scène. 'Can't help falling in love' du King. C'était leur première chanson. Celle sur laquelle ils s'étaient rencontrés. Et sur laquelle ils avaient ouvert le bar. Cette chanson, c'était le résumé de sa vie !
Mona portait une robe...enfin pas n'importe quelle robe : celle de leur rencontre. La splendide robe rouge qu'elle portait lors du bal de fin d'année, lorsqu'il lui proposa de danser fort maladroitement sur 'Can't help falling in love'.
« Voulez-vous m'aim....danser, mademoiselle ? »
Décidément, cet instant est bien trop irréel pour lui. Cette bague, perdue depuis plus de 20 ans, cette chanson qui ne pouvait plus passer sur le juke-box, et surtout, surtout Mona, qui se tenait devant lui, avec la robe de bal, exactement comme dans ses souvenirs...ses souvenirs. Mona n'était pas comme elle était quand elle s'en est allée, ni comme elle aurait du être aujourd'hui. Elle était comme lors du bal, ses longs cheveux roux ondulaient sur ses épaules blanches et douces. Non, non, vraiment trop étrange...
« Cela fait longtemps, Philéas. » Sa voix, mon dieu, une mélodie, un chant... Cela lui manquait terriblement. Tous ces souvenirs n'étaient plus que des images usées, telles des photographies jaunies par le temps. Même les souvenirs ne résistent que très peu aux années qui passent. Chaque jour, il voulait croire qu'elle vivait encore, et qu'il suffisait de le vouloir pour qu'elle réapparaisse. Mais ce n'était pas si simple et chaque année lui semblait plus pénible que la précédente.
Il se décide à dire un mot : « Tu...tu...que...là ? » Les idées s'emballaient dans son esprit et tout était lent autour de lui. Le rire de jeune femme en disait long sur l'air perdu de Philéas. Après une inspiration profonde, il dit :
« Que fais-tu ici ? Tu étais... »
« Je suis là pour te voir, dit-elle en le coupant. Et pour que tu vienne avec moi. »
« Mais pourquoi ? »
« Tu as tenu ta promesse, Philéas. Tu es resté ici et tu as vécu. Maintenant, tu peux venir avec moi. »
Les mots s'entrechoquaient dans sa bouche, ses pensées allaient plus vite que les mots.
Le juke-box chantait toujours leur chanson, celle qui a marqué leur histoire, et qui la marquera pour toujours.
Tout paraît si sombre tout à coup.
Alors...ça y est. C'est le moment de la rejoindre.
Il lui prit la main. Mais avant... Avant...
« Voulez-vous danser, mademoiselle ? »
Mona
La chaleur était tombée sur le pays et rendait chaque jour un peu plus pénible que le précédent. Philéas n'était pas une de ces personnes à se plaindre, bien au contraire, il prenait un malin plaisir à s'agiter devant ses clients, avec un entrain assez débordant pour leur donner encore plus chaud rien qu'à le regarder. Malgré son âge très avancé, il était aussi alerte qu'un jeune homme et seul les rides de vieillesse donnaient un aperçu du nombre d'années qu'il a vu passer.
Le bar qu'il tenait avait survécu à toutes les intempéries et toutes les catastrophes qu'il a pu y avoir en Floride. Ce bar, il l'a ouvert peu après son mariage avec Mona, en 1965. Ils voulaient de l'aventure, se lancer là où ils n'étaient pas sûrs de réussir. L'époque était à l'allégresse, on sentait dans l'air l'entousiasme du peuple et chacun avait l'esprit d'entreprise. Ce bar, c'était leur propre cadeau, c'était leur enfant. Peu après l'ouverture, beaucoup de monde s'est intéressé à ce petit coin tranquille, où les gens sourient, où l'on peut discuter avec son voisin sans risquer de se faire rembarrer. Ce bar, il respirait le bien-être, le juke-box chantait le blues et le rock'n'roll, chacun y venait comme on revient à la maison, on se fait la bise et on parle de sa journée aux autres. Et le café était excellent.
Mais il y a quinze ans - oh, dieu, déjà quinze ans ! - Mona est partie. La maladie. Elle est partie trop tôt. C'est toujours trop tôt. Pourquoi elle ? C'était sa vie, sa raison d'être. Mais il a promis. De continuer. Sans elle. Malgré tout.
Depuis, le café n'est plus si bon et les clients ont déserté. C'est comme un lien qui unit les gens : dès qu'il disparaît, on vient quelques temps par politesse, puis on passe à autre chose. Le bar n'a subsisté que grâce aux irréductibles qui viennent encore discuter de courses hippiques. Mais depuis peu, le lieu a retrouvé une jeunesse grâce aux étudiants de l'université voisine, qui apprécient le style 60's/70's.
Ce jour-là, le bar était fermé. Philéas s'était décidé à faire le ménage de fond en comble. Tandis qu'il passait le balai sous le comptoir en sifflotant, le juke-box passait inlassablement les titres des années 60. Il regardait la machine en se reposant sur le manche et il repensait aux temps anciens, où les gens dansaient au milieu de la pièce, dans l'atmosphère enfumée des cigares et l'effluve du café chaud. « La nuit ne va pas tarder à tomber » se dit-il, en regardant par la fenêtre la rue déserte, telle qu'elle l'a toujours été le dimanche après-midi. Après un long soupir, il se décide : « Je balaye sous le juke-box et c'est fini ». Il sentait la fatigue arriver, ce qui était assez inhabituel en fait, mais en même temps, il a nettoyé le bar depuis le petit matin. Il s'assit d'abord pour reprendre des forces, ce qui lui permit de s'assoupir lentement.
Il se réveilla aussi lentement et se remit à l'ouvrage. Cela fait un sacré moment que la machine n'a pas bougé, et d'ailleurs cela fait autant de temps que la poussière avait installé son royaume en dessous. Ce vestige n'était pas des plus frais, et nombre de disques n'étaient plus sélectionnables. Mais ça n'était pas grave, il s'en accomodait, de plus, peu de monde venait choisir une chanson, il était là, et passait une retraite plutôt paisible.
La balai luttait de toutes ses forces contre l'amas récalcitrant de poussières, et Philéas aussi. Il fallut du temps pour sortir toute la saleté. Parmi, les papiers de sucre et les vieilles cuillères perdues, un objet attirait l'attention du vieil homme. Une bague, qui au départ ne lui inspirait rien, lui fit un choc énorme. Mona... enfin sa bague ! Elle était là depuis qu'elle l'avait perdu un soir, pendant qu'elle balayait sous...sous...sous le juke-box. « Le destin est parfois taquin » se fit remarquer Philéas. En regardant la bague, il retombait encore une fois dans ses pensées.
« Philéas... » D'abord sans réaction, une deuxième chose l'a fait bondir plus encore que la découverte de la bague. Mona...enfin...Mona !!! Il sentait le sang quitter ses joues, ses jambes, en fait, il lui semblait que les globules de son sang étaient aussi stupéfaits que lui et s'étaient arrêtés pour voir la scène. Sa réaction de recul en rajouta encore au surréalisme de la scène. 'Can't help falling in love' du King. C'était leur première chanson. Celle sur laquelle ils s'étaient rencontrés. Et sur laquelle ils avaient ouvert le bar. Cette chanson, c'était le résumé de sa vie !
Mona portait une robe...enfin pas n'importe quelle robe : celle de leur rencontre. La splendide robe rouge qu'elle portait lors du bal de fin d'année, lorsqu'il lui proposa de danser fort maladroitement sur 'Can't help falling in love'.
« Voulez-vous m'aim....danser, mademoiselle ? »
Décidément, cet instant est bien trop irréel pour lui. Cette bague, perdue depuis plus de 20 ans, cette chanson qui ne pouvait plus passer sur le juke-box, et surtout, surtout Mona, qui se tenait devant lui, avec la robe de bal, exactement comme dans ses souvenirs...ses souvenirs. Mona n'était pas comme elle était quand elle s'en est allée, ni comme elle aurait du être aujourd'hui. Elle était comme lors du bal, ses longs cheveux roux ondulaient sur ses épaules blanches et douces. Non, non, vraiment trop étrange...
« Cela fait longtemps, Philéas. » Sa voix, mon dieu, une mélodie, un chant... Cela lui manquait terriblement. Tous ces souvenirs n'étaient plus que des images usées, telles des photographies jaunies par le temps. Même les souvenirs ne résistent que très peu aux années qui passent. Chaque jour, il voulait croire qu'elle vivait encore, et qu'il suffisait de le vouloir pour qu'elle réapparaisse. Mais ce n'était pas si simple et chaque année lui semblait plus pénible que la précédente.
Il se décide à dire un mot : « Tu...tu...que...là ? » Les idées s'emballaient dans son esprit et tout était lent autour de lui. Le rire de jeune femme en disait long sur l'air perdu de Philéas. Après une inspiration profonde, il dit :
« Que fais-tu ici ? Tu étais... »
« Je suis là pour te voir, dit-elle en le coupant. Et pour que tu vienne avec moi. »
« Mais pourquoi ? »
« Tu as tenu ta promesse, Philéas. Tu es resté ici et tu as vécu. Maintenant, tu peux venir avec moi. »
Les mots s'entrechoquaient dans sa bouche, ses pensées allaient plus vite que les mots.
Le juke-box chantait toujours leur chanson, celle qui a marqué leur histoire, et qui la marquera pour toujours.
Tout paraît si sombre tout à coup.
Alors...ça y est. C'est le moment de la rejoindre.
Il lui prit la main. Mais avant... Avant...
« Voulez-vous danser, mademoiselle ? »
Il faut dépoussiérer la politique française et pour cela, il faut donner un bon coup de pied dans les partis.
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Superbe. Va falloir se surpasser encore... 'tin...
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