Pulp - ULTIMATE LIVE - 2005.

No queen blues.
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Pulp - ULTIMATE LIVE - 2005.

Message par No queen blues. »

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C'est un moment très émouvant pour moi : un DVD live de l'un de mes groupes préférés. Depuis le temps que j'attends ça. Jusque là je me contentais de bootlegs approximatifs, de mp3s de live officiels désormais introuvables (des mp3s...). Parce que Pulp a déjà fait l'objet de publications en public officielles (la version limitée de THIS IS HARDCORE qui contient des extraits de Glastonbury 1998, la VHS THE PARK IS MINE, en VHS !!), mais rien qui soit trouvable neuf pour un jeune comme moi qui n'a pas de carte bleue pour commander sur Internet. Et là, dans Rock'n'Folk, sans attendre, complètement par surprise : Pulp, ULTIMATE LIVE.

Il s'agit justement de la réédition de deux VHS parues dans les années 90 tandis que Pulp est au faîte de sa gloire et que la maison de disque surfe sur la vague, le tsunami que fut ce groupe entre 1995 et 1998.

Le premier concert s'intitule F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.I.V.E. (clin d'oeil à l'une de leurs chansons F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E.), qui nous présente Pulp jouant en 1995 à la Brixton Academy. Après 15 ans de galère, le groupe de Jarvis Cocker accède enfin à la gloire, gloire méritée. Pulp est alors un vrai groupe pour adolescentes, pire que Franz Ferdinand aujourd'hui. Mais quel est le problème ? Les chansons sont extraordinaires, des mélodies inoubliables, des paroles très très riches, intelligentes et drôles. Donc Pulp en 1995, sur la scène de la Brixton Academy. Le public est très très nombreux. Et motivé.

Le groupe va jouer l'intégralité de son album DIFFERENT CLASS (moins BAR ITALIA), quelques morceaux de HIS'N'HERS. Le tout est entrecoupé de vidéos du groupe en tournée, chacun des membres évoquant la vie en tournée, les concerts, les fans...

Le concert est terrible. Alors l'image est vraiment bien, pas extraordinaire, mais c'est vraiment bien. Le son est chouette, vraiment vraiment chouette, pour ce que mon équipement spartiate (un lecteur de DVD bas de gamme, sous-marque je sais pas quoi, télé bas de gamme aussi au son normal quoi, je dirai....). Et donc on se retrouve pris littéralement dans le tourbillon Pulp. Je n'aurai jamais cru que DO YOU REMEMBER THE FIRST TIME aurait été un aussi bon titre pour commencer un concert, rendrait aussi bien en live. Mais là, c'est jouissif, on se prend une vraie décharge d'adrénaline, tranquillement, sur son canapé. La chanson commence, et poum, ça part, et là, et bien, hum, c'est parti quoi. Jarvis est déchaîné, le public aussi, et de là le groupe va s'appliquer à jouer toutes ses chansons qui l'ont rendu si populaire. Pas grand'chose à ajouter, la prestation est chouette. C'est bien filmé, pas de temps morts.

Les reportages sont glauques. Je pense qu'ils sont réalisés par Jarvis Cocker, on reconnaît son style (pour ceux qui ont pu voir les mini-documentaires du premier DVD, HITS). Et c'est glauque. Pas que ça ne soit pas intéressant, juste que les récits de Candida, Steve, Mark et Russel Senior sont lus par un type franchement tristoune, ça contraste dur avec l'ambiance de folie du concert.

Le deuxième concert est donc THE PARK IS MINE, joué lors du festival T IN THE PARK en 1998, au cours de la tournée THIS IS HARDCORE.

Alors là, changement d'ambiance, c'est le jour et la nuit. On passe de plans du public composés d'adolescentes pubères hystériques supppliant Jarvis de les engrosser sur des tubes pop magnifiques (yeah, MIS-SHAPES, mieux que PENNY LANE des The Beatles !) à un groupe autrement plus sobre jouant des chansons très sombres.

Pourtant l'audience est là aussi très importante, plus importante (festival, en plein air, beaucoup de monde). Le concert s'ouvre sur le terrifiant THE FEAR, qui semble joué légèrement plus rapidement. En tout cas un superbe passage instrumental y est ajouté. J'imagine le public (on y voit des parents et des enfants !) qui s'attend à voir Pulp, si si, You want to sleep with common people !!! ou Let's all meet up in the year 2000 !!!, et qui se retrouve face à un Jarvis Cocker tout de noir vêtu (sauf la montre : jaune) pleurant The end is near again.... A ce sujet, à la fin de la chanson, Jarvis (qui est très très bavard) ironise sur les gens qui sautent à l'élastique au cours du concert (car c'est un festival dans un parc d'attraction on dirait, avec des manèges du moins) et dont on a pu voir un saut sur les écrans géants. Bref, il ironise sur les gens qui sautent à l'élastique tandis qu'à côté il y a un type qui chante que la fin est proche.

Le line up est très différent du premier concert. Russel Senior est parti (j'ai lu que Jarvis et lui avaient eu des différends, et qu'une fois ils se sont battus sur scène). Des choristes sont présentes, ainsi que quelques cuivres. Richard Hawley joue de la guitare, tandis que Mark Webber reprends la place autrefois dévolue au guitariste au regard le plus perçant de la pop.

L'image est un peu moins bonne que pour le premier concert. Mais la setlist me passionne plus en adorateur de THIS IS HARDCORE que je suis. Pensez donc ! Tout l'album, live (sauf I'M A MAN et THE DAY AFTER THE REVOLUTION). Et on assiste à des surprises... SEDUCTIVE BARRY par exemple. Cette chanson, j'ai mis du temps à l'aimer, elle me laissait perplexe... longue et tout. Et quelle surprise (bon, pas trop, c'était écrit sur la pochette) que de l'entendre en live, dans une version de dix minutes ! C'est l'un des temps forts du concert, contre toute attente. Steve Mackey abandonne sa basse (Richard Hawley s'en chargera, laid back assis les jambes croisées, le bob sur la tête, la clope au bec) au profit d'une table de mixage, trafiquant des choses, nous n'en saurons pas plus... Mark Webber lui joue de la guitare avec un de ces archets électroniques, et c'est magnifique ce qu'il en sort. Et l'interprétation de ce titre est grandiose, toute en attente, en pression qui monte avant l'inévitable explosion finale (un arche électronique, une montée et une explosion, et oui, Pulp, c'est plus que de la britpop, c'est aussi du post-rock).

THIS IS HARDCORE est aussi le super moment du concert. La chanson introduit le rappel, d'abord une version instrumentale orchestrale est jouée pendant la pause du groupe, soudain, la batterie martiale entre en scène et défonce tout sur son passage, explose les derniers violons qui auraient l'idée saugrenue de s'être un peu trop attardée. Cette chanson bon sang.

Peu de choses à ajouter. Ah, si. La version de COMMON PEOPLE ici est fantastique, enchaînée à la suite de GLORY DAYS. La caméra semble être embarquée dans la fosse, on a vraiment l'impression de vivre le décollage du morceau dans le public, c'est hyper jouissif.

Sinon juste pour dire que la chanson de Pulp qui me saoule, qui m'a toujours saoulé, et qui semble avoir un succès monstre, c'est SORTEZ FOR E'S & WIZZ.

Voilà. Il n'y en a essentiellement que pour Jarvis Cocker, les autres musiciens étant vachement en retrait (si si ils sont filmés, et bien même, mais ils sont nettement moins passionants à mater). Aucun vrai bonus, des menus quelconques, un emballage pas très attrayant, des sous-titres pour le premier concert ce qui est très cool, mais pas pour le second, ce qui est dommage (Jarvis Cocker est vraiment très très bavard). Mais bon, l'essentiel est là : le contenu. Un DVD vraiment remarquable, et indispensable pour tout fan de Pulp (formule toute faite mais au combien vraie ici).
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Vincent.L
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Inscription : 09 juin 2003, 11:53

Pulp - ULTIMATE LIVE - 2005.

Message par Vincent.L »

Ouah quelle critique! merci :) Pulp en concert c'est toujours quelque chose, à ne pas manquer!
Piou piou !
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