Je sais qu'il y a un terme, que j'ai bien entendu oublie, qui designe les "otakus extravertis", lol c'est pas vraiment ca, mais l'expression est pas mal je trouve. Enfin, ce serait plutot notre definition d'otaku, a savoir, fan de manga mais qui partage cette passion avec les autres. Un otaku plutot serait un gars qui s'enferme dans les mangas.
Un ami a vu une pub japonaise qui exprime bien le terme otaku (je sais qu'on a deja tout dit, mais ca me fait plaisir de vous decrire cette pub):
un gars joue a FFX, et regarde la scene ou les deux heros s'embrassent. Il regarde avec interet, il est tout content et tout d'un coup, il se fait un calin a lui meme pour exprimer le fait qu'il est heureux (ici l'analogie otaku\autiste atteind son paroxysme

). euh, la pub etait pour FFX je suppose.
Pour parler un peu d'Evangelion, je dirais que le plus gros point fort de la serie est le fait que Shinji, bien qu'etant celui a travers qui on voit les evenements (en general), n'est pas le personnage principal.
Asuka, Rei (enfin Rei est surtout le point de fascination de Shinji et de l'auditeur), Misato, etc... sont tous extremement develloppes, et chacun s'y retrouve. On dit souvent ca, mais je pense que cela est plus vrai que jamais dans cette serie.
Ce n'est meme pas le fait de s'identifier aux personnages ou pas, mais la facon presque sadique (envers lesdits personnages) avec laquelle leurs faiblesses sont mises en avant est extremement originale, et peut dans un premier temps decontenancer, mais je trouve ca vraiment bien pense.
Je parlerais aussi de l'ambiance, et la facon dont elle evolue. Les premiers episodes sont joyeux, presques banals. Puis peu a peu on l'ambiance devient de plus en plus etouffante (l'incident avec Toji et tout ce qui en decoule est le premier evenement annonciateur de la conclusion des episodes et des film). Les personnages ne s'entendent plus du tout, plus rien ne va, on decouvre des choses qui font que l'on se demande comment la vie peut continuer apres avoir decouvert ca (pour les personnages, j'espere que personne n'a eu d'envie suicidaire quand on decouvre que Rei est le -bip- de -bip-

).
Enfin bref, c'est vraiment etouffant au point ou l'on regrette la bonne humeur des premiers episodes comme si il s'agissait du bon vieux temps.
Tres fort, moi je dis...
PS:Ma remarque sur les autistes etait en effet peut etre mal placee. Je la retire (moralement parlant) dans la mesure ou je suis certainement le seul a la comprendre dans le sens ou je l'entendais. Je vous rassure, ca n'avait rien de mechant...